Malaga
Ce matin en allant pisser je me suis retrouvé les deux pieds dans l’eau. Ça m’a pas coupé mon envie mais ça me l’à fait oublier pendant environs deux secondes. Après m’être soulagé, la première question qui m’est venue à l’esprit c’est ‘ké cé sa? On é tu en trin de couler?’ Le tapis en face de la salle de bain était complètement imbibé d’eau. Un peu plus tard, on s’habille et on sort du conap (la cabine). Dans le couloir, le premier gars avec un uniforme que je rencontre, je l’accroche par le bras et je l’amène voir le truc. Il est impressionné. Quelques minutes plus tard, une femme avec plus de gallons sur son uniforme cogne à la porte. Elle nous demande de ramasser nos cliques et nos claques et nous dirige vers une nouvelle cabine. Le personnel va s’occuper de la valise. Entre temps on va déjeuner. Par acquis de conscience, en sortant du resto, j’arrête au mur des lamentations (le comptoir des plaintes). Je raconte mon histoire au gars qui a encore plus de gallons à son uniforme que la madame précédente. Il pitonne fébrilement sur son ordinateur, fait plusieurs téléphones et nous donne une nouvelle cabine. On a maintenant trois cabines sur ce bateau. Si on se chicane, Danielle va avoir le choix. La seule chose qui m’inquiète, c’est que je sais pas ou la valise va se ramasser.
Nous sommes arrivés à Malaga ce matin. C’est différent de Barcelone et de Cartagène. C’est entre les deux. Pas assez urbain et pas assez campagne. D’ailleurs, ça doit inquiéter quelqu’un parce qu’on s’est fait sonder en revenant sur le bateau et on nous a posé la question, laquelle des trois villes qu’on a visité on préférait.
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