Casablanca
On n’a pas d’internet depuis deux jours. Impossible de blogger.
Hier nous avons été relocalisés dans une cabine poche, sans fenêtre, à cause du bris d’une conduite d’eau dans la clim de notre cabine. On pataugeait dans l’eau, le tapis était imbibé. Ils ont réparé pendant la nuit je suppose. Selon ce qu’on nous a dit, ils ont été obligés de défaire le plafond de la cabine au complet. Il y a 3500 cabines sur ce bateau. Il doit forcément y avoir des avaries. Maintenant tout est revenu à la normale et nous sommes de retour dans nos quartiers. La nuit passée, je sentais pour la première fois qu’on était en mer. Ça bougeait, des mouvements presque imperceptibles mais que le corps détecte. Danielle m'a dit qu'elle entendait les supports se cogner dans le garde-robe.
Il est 18h00 et le bateau vient de quitter le port de Casablanca. Mes impressions, ce n’est plus le Casablanca que l’on voit dans le film de Humphrey Bogart. Ça ressemble à l’Afrique que je connais. Aussitôt sorti du bateau ou du bus, on se fait assaillir par les locaux. Je connais bien la routine mais il y en d’autres qui trouvent ça un peu trop exotique.
Contrairement aux villes espagnoles, on a atterri dans un port commercial full de conteneurs. Une fois à terre, on a pris un bus qui nous a laissés pas loin du marché local. Un vrai labyrinthe. J’ai pas laissé Danielle diriger, on ne serait jamais sortis de là. Ces marchés-là, c’est comme dans la théorie des fractals, il existe un certain ordre dans le chaos. Après le marché, on a déambulé à gauche et à droite dans le secteur puis on est retourné au bus qui nous a ramenés au port.
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